Au cours d’une séance de coaching, le coach cherche avant tout à faire reformuler les propos du coaché le plus simplement possible afin de bien comprendre la demande qui est exprimée par son client sans avoir à l’interpréter avec ses propres filtres de perceptions.

Quand un coaché cherche à retrouver de l’optimisme parce qu’il pense subir sa vie, je dois d’abord lui faire prendre conscience qu’un état du soi « optimiste » ne peut exister sans acceptation de son « pessimisme latent ».

Quel que soit le sujet abordé, le monde (et ses règles de fonctionnement) subsiste dans un fragile équilibre entre le yin et le yang, le blanc et le noir, pile ou face, joie et tristesse. Bon, je suis certain que vous avez bien compris cette dualité inhérente. Ne vous laissez donc pas distraire par le titre de ce billet qui pourrait vous amener à croire que l’optimisme est à lui seul la solution au bonheur véritable, à un bien-être permanent. Ce n’est pas le cas, car comme le dicton populaire le dit à propos de l’argent : « il ne fait pas le bonheur, mais y contribue largement ». Pour l’optimisme, c’est la même chose.

Il y a du bon à être pessimiste, mais avec modération

Être pessimiste a de bons côtés, car à l’inverse des optimistes qui sont toujours à prendre des risques, dans des décisions et des actions qu’ils pensent maîtriser, le pessimiste prendra plus de recul, réfléchira à deux fois avant de se lancer uniquement par crainte d’échouer. Bien sûr, si l’état de votre mental tire trop sur l’aspect négatif de la relation à soi, il est alors peut-être temps de changer de point de vue pour retrouver une certaine insouciance à vivre sans se poser trop de questions.

Allez de l’avant. Oui, mais comment ?

C’est la façon dont vous gérez les hauts et les bas de votre existence qui influe sur votre personnalité. Bien-être et émotions se retrouvent pris au piège de vos habitudes et cela tourne, le plus souvent, en votre défaveur. Je vais vous décrire une façon simple pour (re)voir le verre de la vie à moitié plein. Bien sûr, ceci n’est pas la solution à un mal-être bien ancré, mais un début de réponse pour aller mieux.

Arrêtez d’abord de prendre les choses trop au sérieux et autorisez-vous à imaginer la vie avec un peu plus de dérision. Ne pensez pas tout de suite à l’aspect désastreux que pourrait engendrer une situation imprévue et pour vous aider à mieux contrôler le flux de vos pensées négatives, essayez de jouer avec les éventualités possibles qui pourraient se produire.

Exemple de situation simple : on vous invite à sortir boire un verre après le bureau. Ne laissez pas votre esprit immédiatement chercher les aspects négatifs à exploiter comme « je vais rentrer plus tard et manquer mon émission préférée… mon budget ne me permet pas d’aller dans un bar parce que j’ai des factures à payer… » Bref, à la place de ces idées noires, imaginez plutôt qu’au court de ce sympathique rendez-vous improvisé, votre voisine de bureau vous propose de danser avec elle ou alors que votre meilleur ami vous invite à passer le weekend chez lui en Dordogne. Il s’agit ici de mettre en place une stratégie d’évitement par l’hypothèse, dans votre flux de pensées, comme un mécanisme de défense qui permet de détourner votre pessimisme maladif et de commencer à soigner cette obsession de tout voir en noir.

Le principe est donc simple à mettre en œuvre. Quand une difficulté se présente, ne vous focalisez pas sur elle pour ne pas en faire un point central que votre esprit cherchera à démonter absolument. Faites-en quelque chose de positif en la transformant par la dérision, même si cela vous semble utopique.

N’oubliez pas que les échecs sont temporaires

Ce type d’exercice convient aux personnes qui ne sont pas encore tombées assez profondément dans l’océan du pessimisme. Pour d’autres, si vraiment votre vie quotidienne semble aller mal et que vous en souffrez, sachez que vous n’êtes pas seul à traverser ce type d’épreuve. Oui, je sais, ça vous fait une belle jambe de le savoir.

Mais en fait, j’aimerais vous faire comprendre que les forces extérieures qui agissent contre nous ne peuvent pas toujours être maîtrisées. Pour autant, elles ne doivent pas réussir à nous submerger dans une sorte de fatalisme permanent.

Pour vous, l’exercice qui vous permettra de remonter la pente sera de concentrer vos efforts sur ce que vous pouvez réellement changer dans une situation qui vous pose problème et d’agir sur celle-ci. Vous y trouverez un levier d’optimisme, car vous prendrez conscience que même si vous ne maîtrisez pas tout, tout n’échappe pas non plus à votre contrôle. Vous apercevrez petit à petit la lumière au bout du tunnel, lorsque vous prendrez conscience de cela.

Le mécanisme du pessimisme est naturellement fait pour vous tirer vers le bas. Si vous vous laissez emporter sans résistance, il prendra le pas sur votre logique pour aller sur le terrain de la pensée négative souvent irrationnelle. Analysez vos comportements pour bien comprendre ces mécanismes et voir s’il ne s’agit pas d’un procédé de défense que vous auriez inconsciemment construit.

L’optimisme se travaille, il ne vient pas sans effort. C’est un état qui demande du lâcher-prise et une meilleure acceptation de soi. Mais il n’est pas impossible à atteindre.

Les personnes optimistes se sentent mieux dans leur peau, sont plus sociables et sûres d’elles. Elles réussissent mieux à s’intégrer dans un groupe que ce soit au travail ou entre amis. Mais ça ne veut pas dire qu’être un optimiste vous exemptera de subir quelques travers quotidiens. Non !
Par contre, vous vivrez mieux ces défauts de la vie, car vous saurez vous en détacher assez pour que cela n’influe pas sur votre moral.

Finalement, changer d’attitude demande très peu d’efforts

Cultiver une pensée positive « optimiste réaliste » n’est pas si difficile, mais demande de l’entrainement et de l’habitude.

Comme un ancien fumeur, il est important de chasser les mauvaises habitudes qui pourraient revenir vous surprendre lors d’un coup de mou au moral. Les aléas de la vie font partie de notre existence, mais ils restent externes à nous et temporaires. Ces aléas ne sont pas des punitions divines que l’on nous inflige « à nous » en particulier, mais une conséquence de notre société que chacun peut avoir à gérer.

Il est totalement impossible de contrôler tout ce qui nous arrive, parce que tout ne dépend pas uniquement de nous. En revanche, il est tout à fait possible de contrôler la façon dont nous réagissons face à ces situations. (Ré)apprendre à développer avec aisance notre bien-être est le nouveau défi de votre vie pour vous sentir enfin à votre place et un peu plus heureux.

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À très vite pour un prochain billet et n’oubliez pas de faire entrer la magie dans votre vie
Olivier