DEFINITION
Certaines dates étaient propices à la tenue du Sabbat : les grands Sabbats avaient lieu le 2 février, la nuit de Walpurgis (Beltaine, veille du 1er mai), la nuit de la St-Jean (le 24 juin) ou encore le 31 octobre (Samhain). Le Sabbat prenait donc place dans les lieux et les moments de passage, marquant la frontière entre deux états, deux lieux ou deux moments, où les esprits étaient les plus puissants. Les petits Sabbats avaient lieu dans la nuit du vendredi au samedi, car le vendredi correspond au jour de Vénus, Déesse de l'Amour et de la Luxure qui veillait sur les orgies.
Quand elles arrivaient, elles se préparaient aux danses en s'enduisant d'onguents, dont certains étaient de puissants hallucinogènes. Les danses, les banquets, une musique ensorcelante, des mets succulents, le baiser d'Infamie (déposé sur les fesses du Diable, selon les Inquisiteurs) et les rapports sexuels avec le Diable incarné (nommé ainsi encore par les Inquisiteurs), tous ces éléments familiers appartiennent à maintes légendes.
Le Sabbat commençait par l'appel nominal des membres, la présentation des nouvelles initiées, la présentation de serment et le baiser d'obéissance. Ensuite, venait les danses : elles tendaient à l'extase religieuse, à la perte des frontières du Moi au profit de la volonté du groupe, à l'unification avec la divinité. Suivait un banquet rituel ainsi peut-être que des sacrifices d'animaux. Enfin, arrivait le moment de l'union sexuelle entre les adoratrices et le dieu incarné. Le Sabbat se terminait au chant du coq.
Les sorcières vantaient la nourriture, la musique et les festivités de leurs Sabbats. Mais ont-ils vraiment eu lieu ? Certaines sorcières ont affirmé y avoir participé, quand plusieurs témoins les contemplaient endormies dans leurs lits. Ne volaient-elles qu'en rêve ?
Pour illustrer ces Sabbats, voici deux anecdotes proposées par l'écrivain Edouard Brasey. Retrouvez les coordonnées de son livre au chapitre Mes sources.