Devenir sorcière oui, mais par où commencer ?

Lorsque j’ai débuté, il y a plusieurs années, dans l’art de la pratique magique, j’ai commencé par me demander ce qu’était la magie à proprement parler. Alors qu’on se comprenne bien, quand je dis magie, je parle de sciences ésotériques et de spiritualité, pas de la magie de cabaret. Même si Houdini et Copperfield sont des maitres de l’illusion qui m’ont impressionnée par certains de leurs tours, j’ai plus d’affinité avec Merlin, les sœurs Halliwell ou ma sorcière bien-aimée, Samantha Stevens.

Donc pour en revenir à la magie, qu’est-ce que c’est exactement ? Le Larousse donne la définition suivante :

« Magie : ensemble de croyances et de pratiques reposant sur l’idée qu’il existe des puissances cachées dans la nature, qu’il s’agit de se concilier ou de conjurer, pour s’attirer un bien ou susciter un malheur, visant ainsi à une efficacité matérielle. »

OK. Une fois qu’on a dit ça, je me suis demandé quelles étaient ces croyances et pratiques, et surtout quelle magie j’allais bien pouvoir pratiquer. J’ai ouvert mon moteur de recherche préféré pour approfondir le sujet et là ça a été le drame…

J’en ai vu de toute les couleurs, sans rire ! Il y a la magie blanche, noire, rouge, verte, bleue, brune, rose… sans compter les nombreux autres types de magie comme le chamanisme, le druidisme, la magie céleste, solaire, lunaire, tellurique, sexuelle, draconique, égyptienne, des fées ou encore la Wicca, la kabbale, l’alchimie, le vaudou, la haute magie… et j’en passe.

Au secours ! Par où commencer ?

Prise de vertiges devant le nombre incalculable de magies, j’avais besoin d’air. Je me suis donc rendue à la bibliothèque de mon quartier en pensant que le sujet serait traité dans un champ d’action moins étendu. Et là, oh misère, le rayon ésotérisme était loin d’être le moins fourni. J’ai pris une grande inspiration et je me suis lancée. J’ai pris un, deux puis neuf, dix livres sur le sujet.

Sorcières - Erica Jong ©Sheluna.com
Sorcières – Erica Jong

L’un d’entre eux a particulièrement retenu mon attention. Il s’agissait de « Sorcières » d’Erica Jong. La couverture était assez intéressante : une jolie jeune femme aux cheveux fleuris me souriait sur papier glacé entre la lune et le soleil. Par opposition, comme un reflet dans une marre d’eau, une vieille femme ridée, à moitié édentée, avec un œil rouge et l’autre jaune, lui faisait face. J’entrouvre le livre et là, le ton est donné. Sur la première page un avertissement : « N’ouvrez pas ce livre… ». Il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité.

Après des jours et des semaines de lecture, j’ai compris que chaque culture possède ses propres définitions et des pratiques différentes de la magie. Mais j’ai surtout été surprise d’apprendre qu’aux quatre coins du monde la magie était toujours d’actualité et pratiquée de façon quotidienne, même aujourd’hui, à l’ère du tout digitale.

 

La magie est vraiment un art fascinant. Elle fonctionne sur l’application de différents critères :

  • l’intention : grosso modo, faire le bien avec la magie blanche (théurgie) ou le mal avec la magie noire (goétie)
  • la méthode : la magie rituelle (qui s’appuie sur les rites respectant des règles précises comme le choix de l’heure du rituel, la consécration du lieu…) ou la magie naturelle (qui s’appuie sur les connaissances scientifiques)
  • l’utilisation de supports :
    • extérieurs : les pierres, les plantes, les astres, les symboles…
    • intérieurs : les gestes, la parole…
    • spirituels : les anges, les démons, les esprits de la nature, les âmes des morts, les fées…

Bien entendu, je ne vais pas entrer dans le détail de toutes les magies existantes, car je pense, compte tenu de ma propre expérience, qu’il est important de se plonger dans le monde ésotérique et de nager à travers toutes ces pratiques possibles avant de trouver l’île salutaire : sa (ou ses) magie(s).

Je suis convaincue qu’il est important de passer en revue le plus grand nombre de magies possible, car la pratique de l’ancienne religion implique un art de vivre, une nouvelle façon de penser, d’agir, de mieux se comprendre… Vous êtes catholique, bouddhiste, athée, pas de problème… Le premier principe de base c’est d’avoir le courage de faire le grand saut dans l’inconnu, de changer, de transformer sa vision afin d’accéder à un niveau de conscience moins limitatif, tout en restant maître de sa destinée.

Plus vous en saurez, plus vous serez à même de vous construire une éthique. Car oui, vous devez posséder une éthique quant à la maîtrise de cet art ancestral.

La magie à laquelle je me réfère le plus souvent est dite « blanche » et l’une de ses lois les plus fondamentales est la suivante :

« Le bien que tu feras te sera rendu trois fois.
Le mal que tu feras te sera rendu trois fois.
Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. »

Découvrez et enrichissez votre savoir magique sans jamais oublier que toutes les magies (blanches, noires ou autres) ne sont rien que des termes éthiques qui nous catégorisent dans le sens que prennent nos décisions et actions. Pour résumer, c’est à vous de choisir votre chemin de vie.

J’aime parfois illustrer mes propos par des citations de grands Hommes, avec un grand H, car ils expriment en quelques mots sages mes idées les plus sincères, en l’occurrence quel que soit le chemin que l’on emprunte, l’important est d’arriver au bonheur et à l’épanouissement personnel.

« Les religions sont comme des routes convergeant vers un même point.
Qu’importe que nous empruntions des voies différentes, pourvu que nous arrivions au même but. »

Gandhi

 très vite pour un prochain billet et n’oubliez pas de faire entrer la magie dans votre vie.
Sheluna